Vous avez dit Mondialisation ?

La "troisième mondialisation" concerne la cohabitation culturelle au plan mondial. Le principal handicap au développement de la mondialisation culturelle vient de l'immense diversité des récepteurs qui subissent en quelque sorte le point de vue des occidentaux. Or ce n'est pas parce que l'accès à l'information est facilité que cette information est comprise et qu'elle est source de cohésion. Le fait que l'autre soit aujourd'hui présent partout renforce chez les gens le besoin d'appartenance culturelle, régionale et linguistique. Le XX ème siècle a été marqué par le triomphe de la technique et le XXI ème siècle est au contraire caractérisé par le rejet des techniques et une rupture entre les peuples qui ne parviennent pas à se comprendre.
La diversité culturelle est ainsi une solution pour entretenir un climat démocratique et la paix dans le monde. Pour cela il est indispensable que la cohabitation culturelle fasse partie intégrante du projet politique, c'est à dire que cette diversité culturelle soit reconnue par tous à commencer par les élites politiques et que les organismes comme l'UNESCO et l'ONU prennent position et s'engagent vis à vis de cette diversité culturelle.
Plus les personnes se déplacent, s'ouvrent au monde, participent à la modernité et à une sorte de culture mondiale, plus ils ont besoin de défendre leurs identités culturelle, linguistiques, régionales. Ces personnes ont besoin de la communication et de la culture c'est à dire de traditions, de symboles et de langues…. Ainsi, le Griot Moderne n’est pas qu’un logiciel, c’est aussi un outil puissant de lutte contre la perte du patrimoine culturel et immatériel africain. Il sera donc pour cela associé à plusieurs campagnes de sensibilisation.

SOS Langues en danger: Cas critique du Cameroun

Une etude statistique faisant des prévisions à long terme nous a permis de nous rendre compte que pour la population présente au Cameroun, dans 20 ans à peine 40% parleront leur langues vernaculaires, et d’ici un demi siècle, à peine 12% pourront encore s’y intéresser. Le drame est que dans un futur très proche, à peine 5% de camerounais à l’étranger pourront parler une langue locale. Si rien n’est fait, le siècle prochain la grande majorité des langues camerounaises seront considérées comme mortes, ce qui n’est pas le cas d’autres langues africaines comme le lingala, le wolof ou le swahili qui restent encore aujourd'hui très présentes dans le quotidien de leurs pays.

Critères de sélection des langues: Cas du Cameroun

Suite à la forte densité des langues camerounaises (plus de 200 recensées), il est techniquement impossible de couvrir l’intégralité de ces langues car plusieurs ne sont pas encore écrites ou ne disposent pas d’une documentation consistante. L’intégration des langues dans le projet suit donc une évaluation méthodique prenant en compte quelques paramètres.

Population Cible

Suite à l’étude faite précédemment, la population principalement visée par le projet Griot Moderne est celle de la tranche allant de 0 à 30 ans, avec un accent critique sur les moins de 20 ans vu les statistiques alarmants à ce niveau. Sur le plan géographique, le projet n’a aucune limite car il est modélisé sur la base des nouvelles technologies. Un accent est néanmoins mis pour permettre une facilité d’acquisition aux personnes les plus éloignées. Toutes les institutions culturelles et africaines du monde sont ainsi sollicitées pour une meilleure sensibilisation et vulgarisation. L’accent est aussi mis afin de permettre une facilité d’utilisation pour les non camerounais (africains, européens, américains…)

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